Catégorie
d'espaces
par catégorie
d'espaces urbains
par
type de propriétaires, d'usagers et d'utilisation des
espaces urbains, les capacités et les connaissances en
matière de qualification écologique
différent. L'énergie et les savoir-faire
à mobiliser passent par des outils et des partages
de connaissances qui participent d'une culture collective en
construction.
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Par
exemple, il s'agira d'inciter les
propriétaires ou locataires privés à
aménager et à entretenir des jardins naturels.
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Il pourra s'agir d'inciter ou d'appuyer la
commune où l'on habite ou un bailleur social
à
introduire
la gestion différenciée des espaces verts
de
son patrimoine foncier.
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Les écoles, les centres sociaux
peuvent être appuyés pour le
développement de
jardins pédagogiques, de jardins scolaires.
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Des soutiens à la
création
de jardins
partagés sont mis en place par les associations.
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Il pourra également
être question de faciliter par exemple la
végétalisation de
façades privées
ou publiques, ou de
toitures.
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Pas
de pesticide, ni d'insecticide. Préférer la lutte
biologique à base de plantes, ou de matière
organique, ou en travaillant les associations
végétales ;
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Pas
ou peu de plantes et notamment d'arbustes
horticoles comme le thuya, l'aucuba, le laurier horticole.
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Une
majorité d'espèces
d'arbres, de plantes et d'arbustes d'essences régionales
comme ceux qu'on trouve dans les espaces naturels.
L'opération "Plantons le décor",
appuyée par le Conseil Général du
Nord, propose ces végétaux dans des conditions
très intéressantes et de nombreux partenaires en
Région les diffusent. Renseignez-vous pour chez vous (
Plantons le
décor )
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Une
petite zone humide, même une micro,
un tout petit bassin mais en permettant que s'installe la
végétation donc en apportant du substrat sur la
couche qui garantie l'imperméabilité
(bâche, argile) ;
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La
multiplication de micro habitats naturels : tas
de bois morts, tas de cailloux, ourlet herbeux, plantes grimpantes,
haie bocagère, plantes mellifères, arbustes,
arbres fruitiers, compost, bassin ou petite mare, plantes hautes,
moyennes, basses, plantes d'ombre et de lumière,
légumes montés en graines...
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Un
système de
récupération d'eau pluviale : un tonneau couvert
(pour éviter les moustiques) relié
à une gouttière.
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Le
respect des cycles de reproduction des plantes
et des animaux qui y trouvent refuge pour la taille et la tonte.
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La gestion
différenciée des espaces verts
consiste en un entretien professionnel écologique des
espaces verts publics ou privés. On n'est plus sur des
petits jardins de particuliers mais sur des surfaces importantes,
parfois
disséminées sur une ville et qui se calculent en
hectares. Alors on parle de gestion car cela concerne des
équipes, des protocoles d'intervention, des machines et
outils
chers et complexes, la conception de plans
d'aménagement et de gestion, des plannings d'intervention...
Il
s'agit par exemple, tout en maintenant sur des
espaces très fréquentés un entretien
important (multiples tontes) ou un fleurissement très
classique (mosaïculture), d'introduire
sur d'autres espaces, un entretien moins intensif (fauches tardives et
tailles douces) et des plantes qui exigent moins d'attention et dont
les associations sont bénéfiques.
Et ce sont les plantes régionales qui pourront le mieux
répondre à ces attentes. Par
ailleurs, les pesticides et insecticides
sont évités.
Ce mode de gestion permet
de réintroduire en ville des paysages urbains qu'on avait
oublié. On voit notamment
réapparaître des prairies
de fauche ou quelques fois des prairies fleuries,
des haies
bocagères, des ourlets herbeux entre
des arbres isolés par exemple, des plantes couvre-sol ou du mulch
pour éviter le désherbant chimique. Par ailleurs,
les
espèces régionales sont
privilégiées ainsi que la
réintroduction de différents biotopes : zones
humides, fourrés, haies bocagères, saules
têtards...
Cette
spontanéité végétale
retrouvée déplait parfois aux habitants
qui peuvent avoir l'impression que leur commune s'occupe moins des
espaces verts, qu'elle les délaisse, alors qu'elle s'en
occupe différemment. Il
faut donc expliquer en quoi ces nouveaux espaces
de prairies hautes sont ressources pour les insectes, ou zones refuges
pour les oiseaux par exemple, comment ces fauches espacées
laissent le loisir à des espèces
végétales qui avaient fui la ville, d'y reprendre
pied : orchidées, coquelicots, chicorées,
achillée millefeuilles...
Pour
en savoir plus : www.gestiondifferenciee.org
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Le
jardin est un véritable support d'éducation
à l'environnement et aux sciences naturelles : les cycles
des
plantes, la photosynthèse, les cycles de l'eau,
l'entomofaune (insectes), l'avifaune (oiseaux), les saisons, ...
Dès la maternelle, ces domaines peuvent être
abordés concrètement, par de l'initiation au
jardinage, par l'expérience même, par le
vécu.
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Toucher
la terre, désherber manuellement, semer, planter,
arroser... sont des activités extrêmement
calmantes, structurantes, apaisantes. Elles développent
également l'éveil des sens, de l'attention et de
l'observation. Enfin, le jardin permet aussi un enseignement collectif,
la prise en compte du travail de l'autre, des repas et des
découvertes partagées...
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En milieu urbain
sont nés des espaces verts nouveaux gérés
par des personnes réunies autour d'un projet de jardin
collectif : pour partager les décisions et les travaux,
s'apprendre mutuellement, récolter ensemble, renaturer la
ville, retrouver des gestes simples d'entretien paysager...
Les
modalités d'organisation diffèrent d'un jardin
à l'autre. Ici, chacun aura sa petite
(voire minuscule) parcelle ailleurs tout est strictement fait ensemble.
Ces choses là, justement se décident
collectivement et caractériseront le projet.
Souvent
initié sous forme associative, dans un partenariat avec les
collectivités, avec de la mise à disposition de
friches par exemple ou d'espaces délaissés, ces
nouveaux espaces verts urbains recréent non seulement des
espaces de biodiversité mais également de
convivialité et de liens sociaux.
Quelques
exemples : www.ajonc.org -
www.chenelet.org
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Améliorer
la biodiversité en ville, concerne également
l'amélioration des capacités d'accueil
faune-flore des bâtiments qui peuvent être
considérés comme des milieux de rocaille de
substitution.
Capacités
de végétalisation verticale (verdissement de
façades), de végétalisation
horizontale (toitures végétalisées) ou
capacités cavernicoles, ces trois axes envisagent l'ensemble
de ces capacités d'accueil.
En
matière de maintien ou de développement de
capacités cavernicoles,
bien sûr, il ne s'agit pas de favoriser des animaux
nuisibles, ni de supporter des nuisances mais de bien
considérer comment une coexistence pacifique est possible
d'autant que, pour certaines espèces, elle est absolument
indispensable (hirondelles de
fenêtres, moineaux domestiques, choucas des tours, effraie
des clochers, martinets noir, de nombreuses chauve-souris et
également quelques faucons). Ces espèces n'ont
plus trouvé au cours des siècles, en milieux
naturels, de capacités d'accueil suffisantes, elles se sont
adaptées à la ville. Si les capacités
d'accueil urbaines régressent également, alors
ces espèces disparaîtront.
La
végétalisation des façades
a de multiples avantages
pour le bâti (isolation thermique et
phonique notamment). Par ailleurs, elle participe aux communications
entre parcelles (voir les
nécessaires liaisons
écologiques).
Les ressources que cette strate
végétale
grimpante offre à la faune sont véritablement
très nombreuses. De
nombreux passereaux urbains nidifient dans ces entrelacs. Le lierre par
exemple, avec sa pollinisation et sa fructification tardives,
offre nourriture tant aux abeilles qu'aux oiseaux en durant
l'Automne et l'Hiver. Enfin,
n'ayez pas peur des araignées et
autres insectes qui trouveraient refuge dans ces manteaux
végétaux. Ces espèces sont faites pour
l'extérieur des maisons, et non pour leur
intérieur.
Quelques
recommandations :
Attention, en
matière de végétalisation de
façades, a obtenir les autorisations nécessaires
de mise en place de fosses de plantation sur le trottoir,
auprès de votre commune et également à
bien utiliser des plantes locales.
Les toitures
végétalisées ont aujourd'hui le vent
en poupe.
Elles permettent
sur des surfaces souvent inutiles que sont les toitures terrasses (qui
peuvent representées entre 10 et 20% des territoires
urbains) de réintroduire de la
végétation.
Attention pour
autant. Toiture végétalisée ne veut
pas forcément dire nouvel espace de nature. En effet, les professionnels de
l'étanchéité qui posent ces toitures
mettent le plus souvent en place des végétaux
horticoles, développés spécialement et
qui procurent très peu de ressources à la faune
locale (peu de pollen, peu de graines, peu de matière
organique). Alors que toutes les régions
développent leur cortège propre de plantes de
milieux secs, qui pourraient servir à ces
végétalisations et qui sont
préférable à ces plantes horticoles,
les filières de multiplication de ces
végétaux sont à construire pour leur
diffusion en toitures végétalisées.
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